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Tome premier.
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présidée par un de ses membres élu dans son seinpour trois ans, et qui porte le titre de recteur. Lesdeux premiers pasteurs de la ville de Lausanne ontle droit d’y siéger, et même d’y donner leur voix;hommage que sans doute on a voulu rendre à lareligion, et dont l’exemple est loin d’être suivi dansnos universités catholiques.

Cette Académie a vu quelques hommes fameuxdans son sein ; elle acquit surtout un nouveau lustrelorsque la révocation de l’Edit de Nantes fit émi-grer de France un grand nombre de familles atta-chées aux erreurs de Calvin. Je' vais faire connaître,d’uue manière briève, les professeurs les plus cé-lèbres dont elle se glorifie, et qui imprimèrent auxétudes d’alors une direction extrêmement favorableà la culture des lettres (i).

Conrad Gessner (ou Gesner), Zurichois, sur-nommé le Pline de l’Allemagne, enseigna pendanttrois ans les lettres grecques à l’Académie de Lau-sanne, aussitôt après sa fondation. Se sentant atta-qué de la peste, en i565, il se fit transporter dansson cabinet, où il mourut le cinquième jour de sa

(i) J’oublie, comme on le voit, les opinions religieusesdes mêmes personnages, pour ne louer que leurs talens dansles sciences ou dans la littérature.