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Tome premier.
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J.-J. Rousseau. Jean-Louis Anet (c'est ainsi qu’ilse nomme) est de-venu le vigneron de M me de Mont-camp , après l’avoir été long - temps de la familleHugonin; son père, Jean-Pierre, était le fils deFrançois, qui e'tait le propre frère de Claude Anet,ainsi que je viens de le dire. Jean-Louis n’a plusque cinq filles : il a perdu tous ses fils dans leurbas-âge ; ainsi le nom des Anet s’e'teindra après samort. Ce vieillard, qui reposait sur un lit, et dontl’état souffrant excitait la pitié, est né à Chailly le7 septembre 1745 . Sa femme, âgée de quatre-vingtsans, est venue au monde le même mois et le mêmejour que lui, en iy53. Quel assemblage respectabled’années !

Dans une chambre supérieure de la maison oc jcupée par J.-L. Anet, on me fit voir des rideauxverts brodés et un ciel-de-lit, que l’on prétend avoirfait partie de la couche même de M rae de Warens ;du moins ils ont été donnés pour tels à la familleAnet par une demoiselle Hugonin , parente de'Lamie de Rousseau. Mais il est. si difficile ordi-nairement de prouver la véritable origine de cessortes de reliques, que, je l’avoue, j’ai peine à medéfendre d’une extrême incrédulité dans de pa-reilles occasions. Ainsi je n’affirmerai rien à cet