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pour en donner la preuve, il raconte les deux faitssuivans, qui me'ritent d’être rapportés à cause deleur caractère risible :
« Un jour, il (Grossi) était en consultation avec« d’autres médecins, un entre autres qu’on avait« fait venir d’Annecy, et qui était le médecin or-« dinaire du malade. Ce jeune homme, encore mal« appris pour un médecin, osa n’être pas de l’avis« de M. le proto. Celui-ci, pour toute réponse, lui« demanda quand il s’en retournait, par où il pas-« sait, et quelle voiture il prenait. L’autre, après« l’avoir satisfait, lui demande à son tour s’il y a« quelque chose pour son service. Rien, rien, dit« Grossi, sinon cjue je veux m aller mettre à une« fenêtre sur votre passage, pour avoir le plaisir de« voir passer un âne à cheval. Il était aussi avare« que riche et dur. Un de ses amis lui voulut un« jour emprunter de l’argent, avec de bonnes sure-« tés. Mon ami, lui dit-il en lui serrant le bras et« grinçant les dents, quand saint Pierre descen-« droit du ciel pour m ’emprunter dix pistoles, et« qu’il me donnerait la Trinité pour caution, je« ne les lui prêterais pas. »