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« pies. La mort de Socrate, philosophant tranquil-« lement avec ses amis, est la plus douce qu’on« puisse désirer ; celle de Jésus expirant dans les« tourmens, injurie', raille', maudit de tout un peu-« pie, est la plus horrible qu’on puisse craindre. So-« crate, prenant la coupe empoisonnée, bénit celui« qui la lui présente et qui pleure ; Jésus, au milieu« d’un supplice affreux, prie pour ses bourreaux« acharnés. Oui, si la vie et la mort de Socrate sont« d’un sage (i), la vie et la mort de Jésus sont d’un« Dieu. Dirons-nous que l’histoire de l’Evangile est« inventée ( 2 ) à plaisir? Mon ami (3), ce n’est pas« ainsi qu’on invente ; et les faits de Socrate, dont« personne ne doute, sont moins attestés que ceux« de Jésus-Christ. Au fond c’est reculer la diffi-« culte' sans la détruire (4) ; il serait plus inconce-
(1) . d’un PHILOSOPHE. (Variante non corrigée dans le
manuscrit.)
(2) Il avait mis puisse être inventée .au lieu de est
inventée .Il a rectifié, dans son manuscrit, la première
version.
(3) Il avait écrit non au lieu de mon ami ; il a effacé lepremier mot pour y mettre les deux autres (mon ami).
(4-). ET non la détmire, au lieu de sans la détruire.
(Variante non corrigée dans le manuscrit.) Il avait d’abordrédigé ainsi le membre de phrase : Au fond c’est plutôt re-culer la difficulté que la détruire.