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Tome premier.
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54 LIVRE I, CHAPITRE 7 .

simple outil jusqu’au plus compliqué, depuis unelime jusqu’au plus vaste appareil ; car les outils nesont que des machines simples, et les machines ne,sont que des outils compliqués que nous ajoutons aubout de nos doigts, pour en augmenter la puissance ;et les uns et les autres ne sont, à beaucoup d’égards,que des moyens d’obtenir le concours des agens na-turels (1). Leur résultat est évidemment de donnermoins de travail pour obtenir les mêmes produits,ou, ce qui revient exactement au même, d’obtenirplus de produits pour le même travail humain. C’estle comble de l’industrie.

Lorsqu’une nouvelle machine, ou en général unprocédé expéditif quelconque remplace un travailhumain déjà en activité, une partie des bras indus-trieux dont le service est utilement suppléé, demeuresans ouvrage. Mais ce malheur, toujours passager,est promptement réparé. La grande multiplicationd’un produit en fait baisser le prix : le bon marchéen étend l’usage ; et sa production, quoique devenueplus expéditive, ne tarde pas à occuper plus de tra-vailleurs qu’auparavant. Il n’est pas douteux que letravail du coton occupe plus de bras en Angleterre,

(i) On peut, en généralisant davantage , se représenter,si l’on veut, une terre comme une grande machine au moyende laquelle nous fabriquons du blé ; on peut encore se repré-senter un troupeau comme une machine à faire de la viandeou de la laine.