de El Production des richesses.
par caravanes appartient à un état encore peu avancédes relations commerciales ; mais ce genre de relationsvaut encore mieux que rien (i).
De ce qu’il faut nécessairement une consommationConsidérable pour que la séparation des occupationssoit poussée à son dernier terme, il résulte qu’elle nepeut pas s’introduire dans la fabrique des produits quipar leur haut prix ne sont qu’à la portée d’un petit
(i) Non-seulement nos marchés de campagne indiquentque la consommation de certains objets est languissante ; maisil suffit de les parcourir pour voir combien le nombre desproduits qu’on y vend est borné, et leur qualité grossièredans ce qui est au-delà des produits ruraux du canton. Onn’y voit guère que quelques outils, quelques étoffes , quel-ques merceries et quincailleries des qualités les plus infé-rieures. Dans un état de prospérité plus avancé, on y verraitquelques-unes des choses qui contribuent à satisfaire auxbesoins d’une vie un peu plus raffinée, des meubles pluscommodes et moins dépourvus d’élégance, des étoffes plusfines et plus variées, quelques denrées de bouche un peu pluschères, soit par leur préparation , soit par la distance d’oùelles seraient amenées , quelques objets d’instruction oud’amusement délicats, des livres, etc. etc. Dans un état encoreplus avancé la consommation de toutes, ces choses serait assezcourante, assez étendue, pour qu’on y trouvât des boutiquesconstamment ouvertes et assorties en ces différens genres. Onvoit en quelques parties de l’Europe des exemples de ce degréde richesse, notamment dans quelques cantons de l’Angle-terre , de la Hollande et de l’Allemagne.