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Tome premier.
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202 LIVRE I, CHAPITRE 17 .

aurions achetés n’auraient pu l’être gratuitement ;nous les aurions payes avec des valeurs de notre pro-pre création, qui auraient employé de même nosouvriers et nos capitaux ; il ne faut pas perdre de vuequ’en résultat nous achetons toujours des produitsavec des produits. Ce qui nous convient le plus, c’estd’employer nos producteurs, non aux productions oùl’étranger réussit mieux que nous , mais à celles oùnous réussissons mieux, que lui, et avec celles-ci d’ache-ter les autres. C’est ici le cas du particulier qui vou-drait faire lui-même ses souliers et ses habits. Quedirait-on si à la porte de chaque maison, on établissaitun droit d’entrée sur les souliers et sur les habits ,pour mettre le propriétaire dans l’heureuse nécessitéde les fabriquer lui-même ? Ne serait-il pas fondé àdire : Laissez-moi faire mon commerce, et acheter cequi m’est nécessaire avec mes produits, ou, ce quirevient au même, avec l’argent de mes produits ? — Ceserait exactement le même système , mais seulementpoussé plus loin.

On s’étonnera que chaque nation soit si empressée:à solliciter des prohibitions, s’il est vrai qu’elle n’enrecueille point de profit; et, se fondant sur ce quele propriétaire d’une maison n’a garde de solliciterpour sa maison une pareille faveur, on en voudraconclure peut-être que les deux cas ne sont pas par-faitement semblables.

La seule différence vient de ce que le propriétaire