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Tome premier.
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DE LA PRODUCTION DES RICHESSES. u/j5gocier avec eux. Il faut nous passer de leur thé, deleurs soies, de leurs nankins, ou bien prendre les pré-cautions qui seules peuvent continuer à nous les pro-curer. Or des relations particulières risqueraient detroubler l’harmonie nécessaire au commerce qui sefait entre les deux nations.

Mais est-il bien sûr que les agens d’une compagnie,souvent très-hautains et qui se sentent protégés parles forces militaires, soit de leur nation, soit de leurcompagnie ; est-il bien sûr, dis-je, qu’ils soient pluspropres à entretenir des relations de bonne amitié,que des particuliers nécessairement plus soumis auxlois des peuples qui les reçoivent, que des particuliers aqui l’intérêt personnel interdit tout mauvais procédéà la suite duquel leurs biens et peut-être leurs per-sonnes pourraient être exposés (i)? Enfin, mettantles choses au pis, et supposant que sans une compa-gnie privilégiée le commerce de la Chine fût impos-sible , serait-on pour cela privé des produits de cettecontrée ? Non, assurément. Le commerce des denréesde Chine se fera toujours, par la raison que ce com-

(i) C’est ce qui a été prouvé par les relations commercialesdes Etats-Unis avec la Chine. Les négocians des États-Unis seconduisent à Canton avec plus de discrétion , et y sont mieuxvus du gouvernement que les agens de la compagnie anglaise.Pendant plus d’un siècle, les Portugais ont fait, sans com-pagnie , le commerce de l’Asie avec plus de succès qu’aucuneautre nation à la même époque.