I)E LA PRODUCTION DES RICHESSES. nSî
est en même temps souveraine, et les plus détestablessouverainetés peuvent subsister plusieurs siècles ; té-moin celle des Mamelouks sur l’Egypte.
Quelques autres inconvéniens d’un ordrè inférieurmarchent à la suite des industries privilégiées. Sou-vent un privilège exclusif fait fuir et transporte àl’étranger des capitaux et une industrie qui ne deman-daient qu’à se fixer dans le pays. Dans les dernierstemps du règne de Louis xiv, la compagnie des Indesne pouvant se soutenir malgré son privilège exclusif,en céda l’exercice à quelques armateurs de Saint-Malo , moyennant une légère part dans leur bénéfice.Ce commerce commençait à se ranimer sous l’in-fluence de la liberté; et l’année 17145 époque oùexpirait entièrement le privilège de la compagnie, luiaurait donné toute l’activité que comportait la tristesituation de la France ; mais la compagnie sollicitaune prolongation de privilège et l’obtint tandis quedes négoeians avaient déjà commencé des expéditionspour leur compte. Un vaisseau marchand de Saint-Malo , commandé par un breton nommé Lamerville,arriva sur les côtes de France revenant de l’Inde. Ilvoulut entrer dans le port ; on lui dit qu’il n’en avaitpas le droit et que ce commerce n’était plus libre.
établie en France la première compagnie pour le commercedes Indes orientales. Elle fut formée par un flamand, nomméGérard-Leroi, et n’eut pas de succès.