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Tome premier.
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DE LA. PRODUCTION DES RICHESSES. 31 7 .

ils abonderaient, et seraient à bien meilleur marchéqu’ils ne sont ; c’est-à-dire qu’en les échangeant contretoute espèce de denrées il faudrait, dans ce troc, endonner davantage à proportion. Mais comme unegrande partie de ces métaux sert de monnaie , et quecette partie ne sert pas à autre chose, il en restemoins à employer en meubles et en bijoux ; or cetterareté ajoute à leur valeur. De même s’ils ne servaientjamais de meubles et de bijoux, il en resterait davan-tage pour l’usage de monnaie, et la monnaie baisse-rait de prix ; c’est-à-dire qu’il en faudrait donner pluspour acheter la même quantité de marchandise. L’u-sage des métaux précieux dans l’orfèvrerie les rendplus rares et plus chers comme monnaie ; de mêmeque leur usage comme monnaie les rend plus rares etplus chers dans l’orfèvrerie.

Le résultat de ce fait est que ces matières étantdevenues d’un prix plus grand que ne le comporteleur usage comme meubles et ustensiles, à cause deleur qualité dé monnaie, il convient moins, en raisonde cette circonstance, de les employer comme meu-bles. Une telle marchandise vaut plus quelle ne profite.Aussi l’usage des meubles d’or massif un peu considé-rables, est-il absolument tombé, surtout dans les paysoù un commerce actif, un grand mouvement -derichesses, a rendu l’or très-précieux comme monnaie.Chez les gens les plus riches on se contente de meu-bles dorés, c’est-à-dire sur lesquels on a étendu une