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Tome second.
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I. IVRE II, CHAPITRE 3.

sent de circuler. Tout le monde est marchand d’argentmonnayé, hors ceux qui l’enfouissent ou Tentassent,puisque tout le monde cherche à dépenser ou à pla-cer son argent, c est-a-dire , l’offre comme denrée oucomme capital (i).

Quant a l’argent en vaisselle, en broderies , ou enbijoux, il n’est dans la circulation que pendant letemps ou ces choses sont à vendre, et elles cessentd’être à vendre, du moment qu’elles sont parvenuesentre les mains de leur consommateur.

L’argent étant une denrée employée par tous lespeuples civilisés du globe, est celle de toutes qui ales débouchés les plus étendus. Par conséquent lesquantités nouvelles jetées dans la circulation, y fontpeu d’effet à moins qu’elles ne soient immenses. QuandXénophon, dans son discours sur les revenus d’Athè-nes ,. encourage les Athéniens à exploiter les minesde l’Attique, en leur disant que l’argent n’est pascomme les autres denrées et ne diminue pas de valeurà mesure que la masse s’en augmente, il veut direqu’il ne diminue pas sensiblement de valeur. En effet,les mines de l’Attique n’étaient point assez riches

(1) Ce n’est pas qu’on ne soit en même temps consomma-teur de l’argent qu’on employé ; mais la consommation quià lieu pendant qu’on en fait usage est si peu sensible, qu onle replace ordinairement pour la même -valeur suivant la-quelle on l’a reçu.