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LIVRE II, CHAPITRE 4-blement ou moins abondamment la jouissance, commelorsqu’on a remplace' la teinture du pastel par cellede l’indigo, le miel par le sucre, la pourpre par lacochenille.
Dans tous ces perfectionnemens et dans tous ceuxque l’avenir suggérera, il est à remarquer que lesmoyens dont l’homme dispose pour produire , deve-nant re'ellement plus puissans, la chose produite aug-mente toujours en quantité, à mesure qu’elle diminueen valeur. On verra tout à l’heure les conséquencesqui dérivent de cette circonstance.
Cette baisse est réelle, et non point relative, c’est-à-dire , qu’elle n’entraîne point un renchérissementéquivalent de l’objet qu’on donne en échange ; ellepeut être générale, et affecter toutes les choses à lafois, comme elle peut être partielle, et n’affecter quecertaines choses seulement. C’est ce que je tâcheraide faire comprendre par des exemples.
Je supposerai que, dans le temps qu’on était obligéde faire les bas à l’aiguille, une paire de bas d’unequalité donnée revenait au prix que nous désignonsmaintenant par six francs la paire. Ce serait pour nousla preuve que la rente de la terre où le lin étaitrecueilli, les profits de l’industrie et des capitaux deceux qui le cultivaient, les profits de ceux qui lepréparaient et le filaient, les profits enfin de la per-sonne qui tricotait les bas , s’élevaient en sommetotale à six francs pour chaque paire de bas.