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Tome second.
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LIVRE II, CHAPITRE

Continuant toujours à particulariser davantage ,nous examinerons, dans ce Chapitre-ci et dans les sui-vans, les cas où les profits de l’industrie sont plus oumoins forts relativement à ceux des capitaux ou desterres, et*réciproquement; et les raisons qui font queles profits de tel emploi de l’industrie ou bien des ca-pitaux , ou bien des terres, sont plus ou moins fortsque les profits de tel autre emploi.

Et d’abord comparant les profits de l’industrie avecceux des capitaux et des terres, nous trouverons qu’ilssont plus forts, là où des capitaux abondans récla-ment une grande quantité de qualités industrielles,comme c’était le cas en Hollande avant la révolution.Les services iudustriels y étaient tres-chèrement payés ;ils le sont encore dans les pays, comme les États-Unis , où la population, et par conséquent les agensde l’industrie, malgré leur rapide multiplication, res-tent en arrière de ce que réclament des terres im-bornées et des capitaux journellement grossis parl’épargne.

La situation de ces pays est en général celle où lacondition de l’homme est la meilleure, parce que lespersonnes qui vivent des profits de leurs capitaux etde leurs terres, peuvent mieux supporter la modicitédes profits que ceux qui vivent de leur industrie seu-lement ; les premiers, outre la ressource de mangerleur fonds, ont celle d’ajouter quelques profits indus-triels à leurs autres revenus, tandis qu’il ne dépend