l3a LIVRE II, CHAPITRE g.
terrain dont le fermier tirât plus que l’intérêt de soncapital et le salaire de ses peines, ce terrain trouve-rait un enchérisseur. Si la libéralité de certains pro-priétaires, ou l’éloignement de leur domicile, ou leurignorance, ou bien celle des fermiers, ou leur im-prudence, fixent quelquefois autrement les conditionsd'un bail, on sent que l’influence de ces circonstancesaccidentelles n’existe que pendant qu’elles durent, etqu’elle n'empêche point que la nature des chosesn’agisse d’une manière permanente , et ne tende sanscesse à reprendre son empire.
Outre c'et avantage que le propriétaire tient de lanature des choses, il en tire un autre de sa positionqui d’ordinaire lui donne sur le fermier l’ascendantd’une fortune plus grande , et quelquefois celui ducrédit et des places ; mais le premier de ces avantagessuffit pour qu’il soit toujours à même de profiter seuldes circonstances favorables aux profits de la terre.L’ouverture d’un canal, d’un chemin , les progrès dela population et de l’aisance d’un canton, élèvent tou-jours le prix des fermages.
Lorsque le propriétaire répand un capital en amé-liorations sur sa terre, en fesant des saignées de des-sèchement, des canaux d’arrosement, des clôtures,des constructions, des murs, des maisons, alors lefermage se compose non-seulement du profit du fonds,mais de l’intérêt de ce capital (i).
i) Le capital engagé en bonifications dans la terre , est