DE I.A. DISTRIBUTION DES RICHESSES,pays , sans difficulté, tous les revenus et tous les ca-pitaux qu’on y perçoit. Pour qu’un gouvernementpût l’empêcher, il faudrait qu’il pût interdire toutcommerce avec l’étranger ; et encore il resterait lafraude. Aussi est-ce une chose vraiment risible auxyeux de 1 économie politique , que de voir des gou-vernemens enfermer dans leur possession le numé-raire pour y retenir les richesses (i).
compagnie , qui font principalement des fortunes en Asie ,d’en rapporter du numéraire.
Que si 1 on disait que les fortunes transportées en Eu-rope y sont moins solides et plus faciles à dissiper, étanten marchandises , que si elles étaient en numéraire , on setromperait encore. La forme sous laquelle se trouvent les va-leurs ne fait rien à la solidité ; une fois transportée en Eu-rope , elles peuvent être changées en numéraire, ou en belleset bonnes terres. L’essentiel, comme dans le commerce entrenations , n’est point la forme sous laquelle circulent les va-leurs ; c’est leur montant.
(i) S'ils parvenaient à clore leurs frontières de façon àintercepter la sortie de toutes les choses qui ont une valeur ,ils n’en seraient pas plus avancés ; car les libres communi-cations procurent bien plus de valeurs qu’elles n’en laissentéchapper. Les valeurs ou les richesses sont fugitives et indé-pendantes de leur nature. On ne saurait les enfermer ; elless’évanouissent au milieu des liens, et grandissent en pleineliberté.