DÉ LA DISTRIBUTION DES RICHESSES. 15ç)
Quelques auteurs (i) ont cherché à établir qu unegrande prospérité et une grande population étaientune meme chose ; qu’on devait par conséquent, cheztoutes les nations, tendre à porter la population auplus haut degre ; et que jusqu’à ce que la terre entièrefût toute cultivée comme un jardin, on ne pouvait pasdire qu’elle fût suffisamment peuplée.
Ce qui précédé peut, ce me semble, aider à démê-ler ce qu’il y a de judicieux dans ces idées, et ce quine l’est pas.
La grande population ne constitue pas la grandeprospérité ; elle doit seulement faire supposer uneproduction très-considérable. Quant à la prospérité,elle paraît se rencontrer plutôt aux lieux où la popu-lation, quelle quelle soit, est abondamment pourvuede toutes les nécessités de la vie, et où elle jouit même
de quelques superfluités. Un bon gouvernement et unbon système d’économie politique peuvent seuls pro-duire ces heureux effets.
venus à l’âge d’homme , doivent être laissés indépendans;c’est même alors que s’établissent les rapports les plus dura-bles et les plus réciproquement utiles entre eux et leursparens. De grandes parties de l’Afrique pourraient être cou-vertes de colonies européennes formées sur ces principes. Leinonde est encore bien vaste, et les terres cultivées du globesont bien loin d’égaler en étendue les terres fertiles noncultivées.
(t) Wallace, Condorcet, Godwin.