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Tome second.
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i6‘2 LIVRE II, CHAPITRE II.

sur toute la surface du sol ; pour cultiver les arts in-dustriels et le commerce, il convient de se reunir auxlieux où l’on peut les exercer avec plus d’avantage ,c’est-fi-dire aux lieux qui admettent une plus grandesubdivision dans les occupations. Le teinturier s’éta-blira auprès du marchand d’étoffes, le droguiste au-près du teinturier, le commissionnaire ou l’armateurqui font venir les drogues, se rapprocheront du dro-guiste ; et il en sera de même des autres producteurs.

En même temps, ceux qui, sans travailler, viventde leurs capitaux ou de leurs terres, sont attires dansles villes où ils trouvent réuni tout ce qui flatte leursgoûts; plus de choix dans la société , plus de variétédans les plaisirs. Les agremens de la vie des villes, yarrêtent les étrangers, et y fixent toutes les personnesqui vivant de leur travail, sont libres néanmoins del’exercer indifféremment partout. C’est ainsi qu’ellesdeviennent non-seulement le séjour des gens de lettres,des altistes, mais aussi le siège des administrations,des tribunaux, des établissemens publics , et s’accrois-sent encore de toutes les personnes qui tiennent à cese'tablissemens , et de toutes celles que leurs affaires enrapprochent accidentellement.

Ce n’est pas qu’il n’y ait toujours un certain nombrede gens qui exercent l’industrie manufacturière dansles campagnes, sans parler de ceux qui y sont retenuspar leurs goûts : une convenance locale, un ruisseau,une foret, une mine, fixent beaucoup dusines et un