l'y8 LIVRE III, CHAPITRE I.
fois par an, là consommation de leurs capitaux pro-ductifs qui renaissent perpétuellement, et ils consom-ment improductivement la majeure partie de leursrevenus, soit industriels, soit capitaux, soit fonciers.
On propose pour modèles dans certains livres lesnations qui ont peu de besoins : il vaut mieux avoirbeaucoup de besoins et savoir les satisfaire. C’est ainsinon-seuleinent que se multiplient les individus, maisque l’existence de chaque individu est plus complète.
Steuart (i) vante les Lacédémoniens parce qu’ilssavaient se priver de tout, ne sachant rien produire.C’est une perfection qui est partagée par les peu-ples les plus grossiers et les plus sauvages ; ils sontpeu nombreux et mal pourvus. En poussant ce sys-tème jusqu’à ses dernières conséquences, on arrive-rait à trouver que le comble de la perfection seraitde ne rien produire et de n’avoir aucun besoin; c’est-à-dire , de ne pas exister du tout.
(1) Liv. II, ch. 14.