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Tome second.
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DE IA CONSOMMATION DES RICHESSES. 10~j

niées par une sage prévoyance, par (les craintes chi-mériques , par la défiance, par l’égoïsme. De ces af-fections differentes , ce sont, tantôt les unes, tantôt lesautres qui prédominent et qui dirigent les hommesdans 1 usage qu ils font des richesses. La ligne tracéepar la sagesse est ici, comme dans tout le reste, laplus difficile a suivre. Leur faiblesse dévie tantôt d’uncôte , tautot d un autre , et manque rarement de tom-ber dans les excès (i).

Relativement a la consommation, les excès sonL laprodigalité et 1 avarice. L’une et l'autre se privent desavantages que procurent les richesses : la prodigalitéen épuisant ses moyens , l’avance en se défendant d ytoucher. La prodigalité est plus aimable et s allie aplusieurs qualités sociales. Elle obtient grâce plus ai-sément, parce quelle invite à partager ses plaisirs;toutefois elle est plus que l’avarice fatale à la société:elle dissipe, elle ôte à l’industrie les capitaux qui lamaintiennent; en détruisant un des grands agens dela production , elle tue l’autre. Ceux qui disent quel’argent n’est bon qu’à être dépensé, et que les pro-duits sont faits pour être consommés, se trompentbeaucoup s’ils entendent seulement la dépense et laconsommation consacrées à la satisfaction de nos plai-

(i) Si les femmes sont plus sujctes à donner dans les excès ,si elles sont plus fréquemment prodigues ou avares : c’estqu’elles sont plus faibles.