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Tome second.
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à-jO LIVRE III, CHAPITRE 9 .

sur la place une somme pareille de ses engagemens ;si cette caisse emploie au rachat, non-seulement lefonds annuel qui lui est affecté, mais, de plus, lesarrérages des rentes dont elle a racheté le titre, aubout de cinquante ans elle aura racheté le principaltout entier de l’emprunt de cent millions.

Telle est l’opération qu’exécute une caisse d’amor-tissement.

L’effet qui en résulte est dû à la puissance de l’in-térêt composé; c’est-à-dire, à l’intérêt d’un capitalauquel on ajoute, tous les six mois, l’intérêt qu’il arapporté le semestre précédent.

On voit que moyennant un sacrifice annuel égal,tout au plus, au dixième de l’intérêt, on peut, avantcinquante armées, racheter un principal qui rapporte5 pour cent. Mais comme la vente des contrats derente est libre , si les possesseurs des contrats ne veu-lent pas s’en dessaisir au pair, c’est-à-dire , sur lepied de vingt fois la rente , alors le rachat est un peuplus long; mais,cette difficulté même est un signe dubon état du crédit. Si au contraire le crédit chancelle,et que poùr la même somme on puisse racheter uneplus forte somme de contrats, alors l’amortissementpeut avoir lieu à un terme plus rapproché. De façonque plus le crédit décline et plus une caisse d’amor-tissement a de ressources pour le remonter, et queles ressources qu’elle offre, ne s’affaiblissent qu’autantque le crédit public a moins besoin de son secours.