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Tome second.
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CAPITAL. 435

trois grands agens de la production, et prend partaux profits de cette production.

Lorsque le capitaliste cède à une autre personnela'faculté d’employer son capital, le loyer qu’il entire, se nomme intérêt. C’est alors l’emprunteurqui fait usage du capital et qui en retire le profit.

Un capital n’est point la somme d’argent sous laforme de laquelle il est souvent prêté ; mais la va-leur de cet argent. Un capital peut être prêté sousquelque forme que ce soit, même sous une formeimmatérielle, comme lorsqu’un particulier ouvreun crédit à un autre qui souvent emploie la valeurqu’il emprunte, et la fait travailler sans qu’elle semontre sous la forme d’une somme d'argent (1).

(t) Cela fait voir combien ce mot intérêt de l’argent est uneexpression vicieuse. C’est si peu l’argent que l’on prête , queles mêmes écus peuvent être prêtés successivement à dix per-sonnes différentes, qui toutes les dix continuent à se servirdu capital emprunté , tandis que les écus sont peut-être déjàemployés à tout un autre usage, peut être expédiés à l’étran-ger. Dix mille écus d’espèces servent donc à prêter cent milleécus de valeurs et ne sont pas eux-mêmes prêtés , puisqu’ilsvont servir à d’autres usages. Les emplois, les intérêts et lesprofits qui sont la suite de tout cela , sont bien ceux de centmille et non ceux de dix mille écus. Il ne faut pas s’imaginerque la rapidité de la circulation de ces dix mille écus soit lacause qui en a multiplié la valeur. Pour qu’il y eût cent milleécus de valeurs prêtées, il a fallu qu’il y eût pour cent milleécus de valeurs réellement accumulées. Les espèces n’ont servi