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nues, adressez-vous au premier jardinier que vous rencon-trerez; il vous les indiquera sur-le-champ, à l’aide de laligure qu’il aura sous les yeux. Pour faciliter les renseigne-ments, je les désigne ici par toutes leurs dénominationspopulaires, usitées dans les diverses contrées delà France,me réservant de vous faire connaître plus tard les noms quela science leur a donnés. J’ai marqué, de plus, les localitésqu’elles habitent, et l’époque de leur fleuraison ; enfin j’ajoutesur leur aspect général quelques détails, dont se composerapour vous un signalement, qui, ajouté à la figure, sera plusque suffisant pour vous mettre sur la voie.
Les cinquante plantes dont je vais vous donner l 'Atlas, etque vous aurez à comparer entre elles, seront d’une obser-vation facile. Yous pourrez examiner à l’œil nu leurs diversesparties, et si votre vue était un peu faible, une simple loupede deux francs vous suffira. —Quant aux organes dont l'étudenécessite l’emploi d’un instrument plus grossissant, ils ferontle sujet d’un chapitre qui ne possède pour vous qu'une im-portance secondaire, et n’est pas absolument indispensableà votre éducation botanique. Il vous sera donc loisible, quandvous y arriverez, de passer outre : le fruit que vous aureztiré des analyses antérieures n’en sera nullement altéré, etvous n’en serez pas moins apte à profiter des chapitres quisuivront.
Quand vous aurez reconnu, cueilli, étudié vos cinquanteplantes’, il faudra de plus les dessécher, afin de pouvoir lesobserver au besoin, quand leur saison sera passée; et nonseulement ces cinquante plantes vous seront nécessaires,mais vous voudrez encore faire la collection de toutes cellesqui fleurissent autour de vous; elles auront à vos yeux unevaleur inappréciable, parce que, grâce à vos études, vousserez devenu capable de les classer, de reconnaître leur