LE CHÊNE.
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Quercus robur ), que vous venez d’étudier. Leur bois est pré-cieux pour les constructions qui demandent surtout de la soli-dité ; leur écorce, nommée tan , sert'aux tanneurs pour durcirle cuir. — Le Chêne-Yeuse (Quercus ilex ), vulgairementnommé Chêne-Vert, est un arbre médiocre, commun dans lemidi de la France, à feuilles petites, ovales, ciliées, dentéesen scie ou entières, blanches, cotonneuses en dessous, coriaceset persistantes; les glands sont ovales, en grappe pédonculée.—Le Chêne-Liège [Quercus suber) est, comme le précédent,un arbre à feuilles coriaces, persistantes , ovales-oblongues,très entières ou dentées en scie , cotonneuses en dessous ; lapartie extérieure de son écorce est crevassée, spongieuse,et fournit cette substance élastique si usitée sous le nom deliège. — Le Chêne à galle ( Quercus infectoria ) est un arbris-seau qui croît dans l’Asie-Mineure ; un Cynips, peu différentde celui Figuier (p. 569), pique le pétiole de sa feuillepour y déposer ses œufs; les sucs végétaux s’épanchentautour de l’endroit qui a été piqué , et produisent une excrois-sance ou tumeur qu’on nomme noix de galle. Les œufs, ren-fermés dans ces excroissances et abreuvés par les sucs extra-vasés, acquièrent du volume et de là consistance ; il en naît depetits vers, qui rongent l’intérieur de la tumeur sans nuire àson développement, et y restent cinq ou six mois en cet état.Quand l’époque de leur métamorphose est arrivée, ilspercent la coque qui leur a fourni à la fois le vivre et le cou-vert , et l’on peut voir à la surface de la galle des trous rondsqui annoncent que l’animal en est sorti. Les noix de galle,infusées dans de l’eau qui tient en dissolution un sel de fer,forment la liqueur nommée encre. Vous pourrez remarquerdes excroissances semblables sur les feuilles du Chênecommun; elles sont molles et de couleur rose. Il s’en formeaussi sur le Rosier, que l’on nomme mousse chevelue; coupez
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