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QUARANTE-TROISIÈME ÉTUDE.
qui portent çà et là des fleurs réunies en têtes sessiles,munies de bractées ; calyce à cinq ou six divisions profondes ;étamines, huit à quinze , insérées à la base du calyce autourd’un disque glanduleux ; filets allongés ; anthères à deuxloges opposées. Fleurs pistillées et stamino-pistillées, entêtes arrondies, à bractées nombreuses, filiformes, inégales,et soudées avec un involucre en cloche qui contient une à troisfleurs ; limbe du calyce divisé en cinq à huit lobes ; étamines,cinq à douze, presque toujours avortées ou très petites ;ovaire à trois ou six loges, uni-ovulées ; style court, épais ;stigmates en même nombre que les loges, filiformes, étalés ;fruit protégé par l’involucre, devenu coriace, et les bractées,devenues épineuses ; involucre contenant deux, trois ou uneseule Châtaigne , ovale, anguleuse, uniloculaire , et ordi-nairement à une seule graine ; épiearpe coriace ; endocarpefibreux. —Espèce : Châtaignier commun [Castanea vul-garis ) : arbre élevé, à écorce grisâtre, à feuilles oblongues,lancéolées, pointues, dentées en scie, ordinairement glabresdes deux côtés; fleurs verdâtres. Quand la Châtaigne necontient qu’une seule graine, par avortement de toutes lesautres , on la nomme vulgairement Marron. — Le Marron-nier dinde (Æsculvs hippocastanum ), qui appartient àune famille toute différente , doit son nom à l’enveloppe épi-neuse que présente son fruit mûr ; c’est le seul point de res-semblance de cet arbre exotique avec le Châtaignier de nosclimats ; encore cette ressemblance n’est-elle qu’apparente,car, dans le Châtaignier, l’enveloppe épineuse est forméepar des bractées, et ne tient en rien aux ovaires, tandis quedans le Marronnier d’Inde, au contraire , c’est l’ovaire lui-même qui la constitue. Le Marronnier d’Inde n’est venu enEurope que dans le xvn' siècle; il arriva du nord de l’Asieà Constantinople, d’où il passa à Vienne , puis, en 1665, à