a être trop indulgent, cette intéressante partieàe l'Europe, F objet d? éternelles cajoleries, soit,presque en tous points, échappée à F espritfrondeur si à la mode aujourd'hui. Aussi dansles occasions où fai, pour ainsi dire, touchéau doigt des abus les plus dignes d’être relevés,ne pouvant me rendre raison de l'indigne etgénérale indulgence qui les a fait épargner, fairedoublé d’observations et de recherches, tant pourm’assurer de leur vice réel, que pour devinerla raison de Fespece d'inviolabilité dont ils ontjoui. ffdii' eu le bonheur, chaque fois quefai lté dans des cas semblables, de trou-ver sur les lieux des amis d’un mérite distin-gué, qui, désirant que leur patrie soit enfinconnue de maniéré à ce qu'il puisse en résulterquelque avantage pour elle, ont bien voulu mefaire part de leurs connaissances, combiner leursréflexions avec les miennes, et en un mot me ser-vir de guides.
Ce n'est qu'avec un tel secours que fai crupouvoir parler de la nation Suisse d'après lesprincipes, et non en copiant ce qui en a été millefois dit. Celui qui fait consister sa gloire dansune sage liberté doit craindre Padulation qui ledéshonore, qui s'oppose à ce qu’il se corrigede ce qui mériterait la plus prompte réforme, etqui peut finir par lui ôter F énergie dont il a