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fleuve nous porta, dans quelques minutes, auterme de notre navigation.
Ayant débarqué, nous n’éprouvamesaucune difficulté pour entrer dans la place,qui est si bien cachée par ses ouvrages exté-rieurs, qu’on ne l’apperçoit que quand onse trouve déjà à la portée du fusil. Elle estsituée sur la gauche du fleuve, qu’elle do-mine pleinement. Ses remparts offrent depar-tout la plus belle vue sur une campagneimmense et variée, qui n’est bornée que ducôté de Bâle même. Tous les bastions sontgarnis d’une nombreuse artillerie de bronze,qui m’a paru en aussi bon état, que la par-tie des fortifications m’a semblé négligée.L’intérieur de la ville n’offre rien de remar*quable. La place d’armes toutefois est belleet régulière. La plupart des écrivains, enparlant de cette forteresse, ont hautementreproché à la nation Suisse de ne s’être pasV fortement opposée à sa construction, commeelle en avoit le droit, par une clause spécialedes traités qui l’unissent avec la France.Ils extravaguent à l’envi et se perdent dansmille contes, pour prouver que Louis Qua-torze obtint, à force de présens, de quel-ques magistrats de Bâle, de ne pas donner
l’éveil