Band 
Ière partie.
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et le petit conseil; je'vous étonnerois danscelle-ci, si je vous faisois l’exacte énumé-ration de toutes les occupations accumuléessur leurs têtes. Quoique les magistraturesqu’ils président ne donnent pas tant de tra-vail , qu’on pourrait le croire en en lisant latrès-longue série, il n’est pas moins vrai,que je ne puis concevoir comment ils peu-vent suffire à une succession non interrom-pue d’affaires, qui n’ont, le plus souvent,aucune relation entre elles. Comme la po-lice ne forme pas un département particulier,et que c’est sur ces quatre chefs et sur lesdeux préteurs qu’en reposent tous les détails;ce seul article suffirait, ce semble, pour ab-sorber une grande partie de leur temps. Celan’empêche pas néanmoins chacun d’eux demener pour l’ordinaire de front les embarrasdu commerce le plus étendu. Les revenusde ces places ne sont rien moins que pro-portionés à la pénible tâche qui en est insé-parable. La charge de bourguemaitre donneà peine cent louis; et celle de grand tribunencore moins. La vénalité dans les affairespubliques étant à Bâle, ou tout-à-fait étran-gère, ou du moins fort peu connue, on nedoit compter presque pour rien ce qu’onappelle communément le tour du bâton. Il

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