Band 
Ière partie.
Seite
172
JPEG-Download
 

172

établissemens faits pour prévenir, ou éteindreles incendies.

Vous pouvez juger maintenant, moncher ami, jusqu’à quel point on est fondé àsoutenir, que la Suisse méconnoît jusqu’aunom d’impôt, et si une pareille assertion nedoit pas être prise pour une véritable plai-santerie. . Ajoutez à tout ce que je viensde vous détailler, que le paysan ne peutentreprendre eh aucun cas, aucune espèce decommerce quelconque. Il lui est seulementpermis de vendre ses denrées-et son bétail ;mais :ja.mais d’ouvrir'une boutique, ou uncabaret. Toute autre voie que l’agricultureet le rouilage lui est interdite pour par-venir à la fortune. Que dirai-je des puni-tions sans cesse infligées dans les campa-gnes, et qui ne' sont autre chose, ^que desamendes pécuniaires pour toute sorte defautes : fautes ', qui ne semblent réputéestelles, que parce qu’elles donnent le prétextede lever des contributions, qui deviennentnécessairement considérables par leur nom-bre, quand elles le seraient peu par elles-me-mes? Pour dernier trait enfin, ne croyezpas que chaque habitant de la campagnesoit propriétaire. Il s’fcn faut bien. Pres-que