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Ière partie.
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des Bâlois, n’achetant ni rubans, ni indien-nes, et n’ayant point de richesses à prodiguer.Vous voyez, mon cher ami, qu’il étoit indis-pensable que je fasse compris dans le décret;et pour que je ne pusse pas avoir droit deme plaindre, on l’a étendu à tous les étran-gers habitant, depuis un mois ou plus, lestrois auberges suspectes. On porte donc,un beau soir, dans çes trois maisons, l’ordredu petit conseil, qui commande à tous ceux,qui les habitent depuis tel temps, de quelpays qu’ils soient, de vider la ville et le ter-ritoire dans vingt-quatre heures: terme danslequel le conseil a fait néanmoins preuved’indulgence; car à la rigueur un délai decinq minutes pouvoit suffire. Les modéra-teurs de la politique bâloise ont cru trouver,dans cette tournure, un moyen admirablepour se défaire de gens qu’ils n’aiment pas,et pour ôter, à chaque nation, le droit de seplaindre qu’on lui ait fait une insulte parti-culière. Leurs calculs sont, sans doute, meil-leurs en affaires de commerce. En premierlieu, il est fort douteux, selon moi, que lesBâlois ayent pu se flatter, avec quelque fon-dement, de satisfaire ainsi leur méchant vou-loir contre l’un des partis qui divisent la Fran-ce, et de se mettre en.même temps, par cet

ordre