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Ière partie.
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la belle nature se présente sans art et dansson aimable simplicité. L’air de santé et desatisfaction de l’habitant, ses habits simplesmais propres, le coup d’oeil agréable qu’offrentsa maison et ses nombreux troupeaux, toutvous assure de son aisance et de son bonheur.C’est sur-tout dans cette partie qu’abondentles cerisiers et les noyers.

Je n’arrivai à Olten que très-tard, etcomme j’en suis reparti ce matin avant lejour, je ne puis vous en dire autre chose,sinon que cette ville m’a paru beaucoup plusgrande que Liestal. Elle est située sur larivière, appellée l’Aar, qui y est navigable,et qu’on traverse, en sortant d’Olten, surun pont, qu’on m’a dit avoir trois centsquatre-vingt pas de long. Cette ville dé-pend, depuis l’an 1426, du canton de So-leure, qui y envoyé un des membres de sonconseil, revêtu de l’autorité la plus étendueavec le titre de bailli. Peu de temps avantd’y arriver, on passe un des boulevards lesplus forts que la nature ait formé pour lasûreté de la Suisse; c’est-à-dire, le Hauen-stein, montagne que son élévation rend très-difficile à monter du côté de Bâle, et encoreplus à descendre de l’autre. C’est parceque le territoire de Bâle est ouvert de tous

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