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c’est le despotisme, qui les peuple mal-à-propos, qu’il faut réprimer. De tout tempsil a fallu séparer de la société, et par consé-quent renfermer, les fous, les hommes dan-gereux et, à plus forte raison, les criminels, àmoins que, contre tout bon sens, on ne veuil-le infliger le dernier supplice indifféremmentpour chaque crime, malgré que l’épithète dece supplice même suffise pour prouver qu’onne doit y recourir que dans les occasions lesplus indispensables. Or il existe des fous,des hommes dangereux et des criminels par-tout; et quand, dans une convulsion furieusede patriotisme, on renverse les prisons desti-nées à les recevoir, on ne fait autre choseque se mettre dans la nécessité d’en rebâtird’autres et en plus grand nombre.
A trois quarts d’heure d’Arbourg est laville un peu plus considérable de Zoffinghen,belle, ancienne, très-peuplée et ayant ungrand nombre de manufactures importantes.Elle fait, ainsi qu’Arbourg, partie du cantonde Berne, auquel elle a été réunie depuis 1415-Ses privilèges sont si grands, qu’on pourraitpresque dire quelle se gouverne elle-même.Elle a ses avovers et son grand et petitconseil, dont les membres sont tous choisispar elle parmi ses habitans. Le Bailli ber-nois