Band 
IIde partie.
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IOI

aussi humiliante pour la plus grande partiede ses membres?

Le rapport de toutes les affaires, qui in-téressent un sujet de l’état, est toujours fait,d’après un usage constant, par un sénateur,qui en embrasse la défense et qui s’en ac-quitte par une espèce de playdoyer. Lors-que l’affaire regarde un étranger, la loi l’auto-risant à se défendre par écrit; il présente unmémoire à l’Avoyer régent qui se charge dele produire, et communément de l’appuyer.Cet usage n’est pas vu de bon oeil, et il excite,de temps en temps, de fortes réclamations.L’habitude, qu’ont les conseils de renvoyerl’instruction des affaires à des comités, est sigénérale, qu’elle s’étend même aux procèscivils: vraie manière de les éterniser. Jepourrois en citer un qui dure depuis un tempsinfini, parcequ’il s’est trouvé assez considé-rable, pour servir successivement d’aubaineà soixante-douze comités. Les deux séna-teurs, qui se sont chargés de la défense desparties, sont toujours les premiers nommés àces comités. Ce sont encore les mêm^s,personnages par lesquels le juge commencede recueillir les voix dans le conseil, lors„qu’aprês l’affaire instruite et les parties reti-rées,