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fait à la pluralité des voix ; et cependant ,à parler vrai, ces nominations sont à peu-près purement héréditaires; et il n’y a nitalens, si supérieurs qu’ils puissent être,ni profonde connoissance des affaires, quifasse déroger à cette espèce de succession.
Il n’est même peut-être que trop vrai que destitres semblables sont presque des titresd’exclusion. Ainsi lorsqu’un sénateur, ouun membre du conseil des cent, vient à mou-rir, c’est son fils aîné qui lui succède, etau défaut de celui-ci Fun de ses frères. Sile mort ne laisse pas d’eufans mâles, c’estordinairement le mari d’une de ses filles quile remplace; quelquefois son frère, et, endernier lieu, un de ses plus proches parens.Il n’y a, pour ainsi dire, ni jeunesse, sitendre qu’elle soit, ni incapacité absolue, nimauvaise conduite, qui doivent faire redou-ter l’exclusion. L’aspirant trouve même,dans plus d’un de ces défauts, des gages desa future nomination, parce qu’ils semblentgarantir au parti dominateur que le nouveaumembre n'ira pas grossir le côté de l’oppo-sition. Si l’on a vu de temps en tempsquelques occasions, où l’on s’est écarté decette espèce de loi de succession, c’est àdes motifs d’intérêt, il faut que je le dise,
oui,
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