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nombre de personnes; et que par consé-quent le gouvernement de ce canton, mixtedans son origine, qu’un premier abus a ren-du aristocratique, est devenu, par un abusplus grand encore, une parfaite oligarchie.Remarquez, en second lieu, que par une suitenécessaire de ces abus, la bourgeoisie setrouve dans un entier avilissement et presquedans l’impossibilité de pouvoir jamais parvenirà entrer dans les conseils. De-là cette ani-mosité, que les familles nobles, (*) c’est-à-dire, celles qui sont parvenues à fournir des
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(*) Il y a à Lucerne quelques familles nobles de la plu*haute distinction, à la tète desquelles doit être in-contestablement placée celle de Hertenstein. Cetteillustre maison a donné plusieurs femmes à celleA'Habsbourg (maintenant A'Autriche) et en a reçuplusieurs a son tour. L’Empereur Joseph'II. ins-truit de cette particularité, fut rendre , en passantincognito à Lucerne, une visite à cette famille; et aulieu de s’empresser de la faire sortir de l’espèce d'hu-miliation où la tient son peu de fortune, il s’est con-tenté ensuite de lui envoyer son portrait sur unmorceau de toile non encadrée. Si ce fut une plai-santerie de la part de ce Prince, qui avoit la préten-tion de ne penser et de n’agir que pour' l'immorta-lité, elle étoit d’autant plus déplacée, que tous le*individus qui composent cette famille sont tous très-moritans, et que son chef est un officier de la pre-mière distinction.