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et il est inoui qu’on y ait jamais arrêté per-sonne. Toutes les institutions connues pourprévenir ou arrêter les incendies y abondent,et toutes sont parfaitement servies. Il y apendant la nuit, dans les tours des murs qui-environnent la ville, des sentinelles, qui sontobligés de sonner de la trompette de quartd’heure en quart d’heure, pour prouver qu’ilsSont à leurs postes bien éveillés. Il y a deplus, comme à Bâle, de ces gardes de nuit,qui doivent sans cesse parcourir la ville, enannonçant les heures qui viennent de frap-per. Il est de leur devoir d’avertir les maî-tres des maisons, où ils apperçoivent des lu-mières suspectes, ou dont les portes seroientrestées ouvertes, et de surveiller les person-nes inconnues, ou qui par leurs allures prê-tent à suspicion. Ces gardes, qui feroientbeaucoup mieux, à mon avis, de faire silen-cieusement leurs rondes, marchent toujoursdeux à deux, armés de longs bâtons et veillentainsi toute la nuit à la sûreté des citoyenset des maisons. La ville est en outre par-courue, à différentes heures, par des pa-trouilles de deux soldats, et d’un plus grandnombre, lorsque le cas Pexige et sur-touten temps de foire. La force armée est ré-partie dans divers corps de garde aux portes
princi-