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IIde partie.
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Je crois, mon cher ami, que ce tableausuffit pour vous donner une idée compiettedes finances de cet état. Quoiqu’il soit àpeine plus compliqué que ne le seroit celuid’un particulier jouissant d’une grosse for-tune, je puis vous assurer que je n’y ai rienchangé quant au fond, et que je me suisseulement permis de réunir les articles d’untrop minutieux détail. Ces formes si sim-ples de perception et d’administration sontà peu près les mêmes pour tous les cantonsaristocratiques et mixtes, le seul cantonde Berne excepté. Quant aux cantonsdémocratiques, aucun, à la réserve d’Uri,n’ayant des revenus fixes de quelque impor-tance, ils s’y prennent, pour fournir auxfraix indispensables dans tout gouvernement, ■d’une manière toute différente, dont je vousparlerai ailleurs.

Vous êtes sans doute étonné de la mo-dicité des revenus de ce canton, comparésavec ceux de Bâle, tandis que Lucerne aune population plus que double, et que sonterritoire fournit, non seulement le grain né-cessaire à ses habitans, mais même en ma-jeure partie celui de la consommation descantons deSchvvitz, Uri et Underwald. 0°

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