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tion d’hommes, mais de l’importation desmoeurs étrangères. La débauche est ve-nue corrompre l’innocence nationale jusquessur les plus hautes montagnes, et détruire,dans la racine, cette vigueur et cette santéqui formoient l’apanage de la nation. Ontrouveroit bien peu de Suisses de nos jours,qui pussent manier facilement ces armesénormes dont je vous ai parlé, et avec les-quelles ce peuple se fesoit autrefois un jeude combattre ses ennemis. Mais en voilàassez sur le militaire.
Si j’en viens maintenant au plan de ré-forme qui me paroîtroit le plus propre àextirper les principaux défauts que j’ai euoccasion de vous faire remarquer dans lesdiverses branches du gouvernement de cecanton, je commence par vous dire que rienne me semble plus facile que d’éteindre lesanimosités en réunissant tous les partis, etd’assurer ainsi le bonheur de tous les ordres.Vous savez que mon système n’est pas deme perdre en déclamations et en vains pro-jets, mais d’aller droit au but. L’hommesage se garde bien de toucher aux fondemensd’un édifice; il cherche seulement à lui ren-dre, s’il est possible, la solidité quç le temps
ou