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„ concourait à me faire croire que mes affai-res m’appèleroient ailleurs, je me dispo»„ sois à quitter Lucerne. La chose n’étant„ pourtant pas arrêtée définitivement, je„ me décidai à présenter (*) une requête au„ sénat, pour qu’en tout évènement, il me fût„ permis de continuer mon séjour. Cette„ requête occasionna des débats très-vifs„ dans ce conseil. Le parti qui m’étoit con-„ traire chercha à me nuire par un côté qui„ me serait bien honorable s’il étoit fondé.„ Il se borna à faire une description ridicule„ de la foule de maux que mes prétendus„talens pouvoient appeler sur la patrie, et„fesant de moi un personnage aussi adroit„que formidable, il finit par conjurer le„ sénat d’adopter à mon occasion la voie ex-„ traordinaire du scrutin secret, afin de me„ dérober la connoissance des hommes intrz*„pides, qui m’auraient rendu justice. Je fus„ défendu par huit des plus respectables sé-„ natcurs. Ma cause étoit celle de la justice,„ la majorité intègre, et l’éloquence de mes„ protecteurs irrésistible. J’ai sçu que l’un„ deux employa victorieusement l’arme du
„ ridi-
(*) Le 6. Février 1793.
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