mann, honneur qu’on ne leur accorde qu’a-près leur mort. J’observai sur la table del’une d’elles un grand registre. où l’on tientnote, m’a-t-on dit, jour par jour de tout cequi arrive dans le canton ayant le moindrerapport aux affaires publiques. Nouvel-les loix, jugemens civils ou criminels, no-minations d’emplois, détails de l’administra-tion des finances les plus minutieux, rienn’est oublié dans ce registre. Chaque habi-tant du canton âgé de quatorze ans a droitde le consulter, et d’y extraire lui-même,ou par antre, tout ce qui lui plaît. J’au-rois bien désiré que le temps et la compag-nie avec laquelle je me trouvois, m’eussentpermis de parcourir ce registre avec plusd’attention; j’en ai cependant vu assez pourme convaincre, qu’on ne m’en a pas imposéen me disant que c’est un répertoire uni-versel.
Comme le moment de l’assemblée n’étoitpas encore arrivé, nous fumes visiter l’arse-nal. C’est un bâtiment à deux étages, toutaussi bien pourvu proportionément que ce-lui de Lucerne, et beaucoup mieux entretenu.Une partie des fusils qui s’y trouvent sontles meilleurs que j’aie vus-dans cette espèce.
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