qu’il a été quelquefois avantageux de les avoirà portée, puisqu’il n’est pas sans exempleque des mutins se soient montrés rébelles àl'éloquence du parti dominant, et qu’alorsdes voies de fait ayent mis quelques mem-bres du Souverain dans le cas d’avoir besoinau plutôt du dernier secours des ministresde l’église. On doit cependant convenir queces cas-arrivent assez rarement dans cecanton, où les habitans sont généralementbien plus faciles à conduire, que dans plu-sieurs autres.
Les prières terminées, le Landemannprit la parole, la tête nue, debout de-vant la table, et appuyé sur un grand es-padon, dont le fourreau, à la livrée ducanton, étoit rouge d’un côté et blanc del’autre. Quand il eut fini son petit dis-cours , il remit l’espadon sur la table,descendit, et fut prendre place parmi lesconseillers. Le Lçinds - Statthalter montaaussitôt le remplacer en vertu de sa charge,qui le constitue- chef de l’état pendant lavacance de la dignité de Landemann: va-cance qui, à moins qu’elle n’arrive par mort,ne dure ordinairement, que pendant lescourts instans nécessaires pour l’élection im-média-