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Dixième volume.
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sa paissance, et l'on m’a assuré qu’il délibéraquelques instans pour savoir s’il se retireraitderrière la Loire ou s'il tenterait immédiatementun coup liardi sur Paris , ce qui eût été bienplus dans son caractère que de s’en remettreaux chances que pourraient amener des tempo-risations indéterminées. Ce projet lui souriant,il s'occupait sérieusement de ses plans d’attaquequand les nouvelles du trente et un, et la mau-vaise issue de la mission de Caulaincourt luidonnèrent à penser que sa position était plusdésespérée qu’il ne l’avait jugé jusqu'alors. Maistout ce qu'il apprenait des évènemens de Parisno servait qu’à l’irriter encore davantage, et sidans ces momens de colère les maréchaux avaientété animés du zèle irréfléchi des jeunes officiersattachés à l’empereur, il est certain qu’il se se-rait livré à un acte de vengeance inutile, car, jene saurais trop le répéter, la chute de Napoléonétait devenue inévitable.

Cependant les têtes de colonnes que l’empe-reur avait laissées à Troyes arrivèrent le pre-mier d’avril à Fontainebleau, ayant en cette cir-constance surpassé tout ce qu'on connaît de plusrapide dans la marche d’une armée, puisque eestroupes avaient fait cinquante lieues en moinsde trois jours. Le deux d’avril Napoléon fit con-