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Dixième volume.
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» Vous n’avez jamais combattu que pour lapatrie; vous ne pouvez plus combattre que con-tre elle, sous les drapeaux de l’homme qui vousconduit.

» Voyez tout ce que vous avez souffert de satyrannie. Vous étiez naguère un million de sol- b(

dats., presque tous ont péri : on les a livrés au M

fer de l'ennemi, sans subsistances, sans hôpi- ta

taux, ils ont été condamnés à périr de misère etde faim. fn

• Soldats, il est tems de finir les maux de fa j-

patrie. La paix est dans vos mains; la refuse-rez-vous à la France désolée! Les ennemis me- nf

mes vous la demandent. Ils regrettent de voir c £

ravager ces belles contrées, et ne veulent s'ar- su

mer que contre votre oppresseur et le nôtre. ,j e

Sériez vous sourds à la voix dé la patrie qui | u

vous rappelle et vous supplie! Elle vous parle p C

par son sénat, par sa capitale, et surtout par j e ,

ses malheurs; vous êtes scs plus nobles enfans,et vous ne pouvez appartenir à celui qui l’a ra-vagée, qui i'a livrée sans armes, sans défense,

qui a voulu rendre votre nom odieux à toutes ^

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les nations, et qui aurait peut ctre compromis

votre gloire, si un homme qui n’est pas même

français, pouvait jamais affaiblir l’honneur de

nos armes et la générosité de nos soldats.