de relever l’espoir de plusieurs membres du gou-vernement provisoire 5 mais ils étaient tellementinquiets, que, de moment en moment, on envoyait àVersailles des exprès charges d’aller et de reveniren toute hâte et de rapporter des nouvelles del'état des choses. Le premier des envoyés dugouvernement provisoire avait été chargé defaire connaître à Marmont le refus définitif d’A-lexandre de traiter pour la régence.
Après quinze ans passés, il me semble encoreassister à cette scène, il me semble encore voirle maréchal arrivant chez M. de Tallcyrand aumoment où tout le monde avait fini de dîner.Je le vois seul à table, devant un petit guéridonsur lequel on l’avait servi au milieu de la salle.Il fut le héros de la salle. Il fut le héros de lajournée ; chacun de nous allait causer avec luiet le complimenter.
Dans plusieurs passages de ce qui précède,j’ai eu plus d’une fois recours à ma mémoire quej’ai lieu de croire fidèle, tant ces évènemens mesemblent d'hier; quant à ce qui suit, je m’enrapporte à une note que j’écrivis le soir mêmeet les jours suivans, malgré les nombreuses oc-cupations dont j’étais surchargé à la direction gé-nérale des postes.
Ce fut dans la soirée qui suivit le beau dévoue-