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embarras et un certain air de sévérité, ee quime fit penser qu’il venait d’étudier son rôie,comme les grands personnages ont. assez l’habi-tude de le faire dans de pareilles circonstances.
Berthier était placé le premier; ensuite venaitClarhe, puis moi. D'après cette disposition, leroi de Prusse s’arrêta d'abord devant Berthier,et lui dit avec noblesse, et meme avec un peud'émotion: » Monsieur le maréchal, j'eusse pré-féré recevoir votre visite à Berlin, comme voya-geur, à la recevoir ici. Mais, que roulez-vous ?Vous le savez; la guerre a ses chances heureu-ses et scs chances malheureuses. Vos troupessont braves et bien commandées, mais vous nepouviez plus résister au nombre. Je vous assureque ce n’est pas l’amour des* conquêtes qui aamené les alliés en France, mais la nécessitésentie par eux de venir arracher une paix quin’avait jamais de durée, quels que fussent lessacrifices consentis par les vaincus. L’Furopeentière s’est armée contre l’empereur , pour enfinir avec lui; la patience a scs bornes. Vousavez, monsieur le maréchal, passé bien du teinsà la guerre en Allemagne. J'ai du plaisir à vousdire que l’on n’y oubliera jamais votre conduite,votre justice et votre modération dans ces temsde malheur.»