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fie toutes ses souffrances s'efface déjà pour elle,dans l’espoir du repos nécessaire après tant d'a-gitation.
«Vous allez reprendre le chemin de vos fo-yers, il m’eût été bien doux de vous y ramener.
» Mais en me séparant de vous , d’autres de-.voirs me restent à remplir auprès du peupleItalien. »
Encouragés par le sens et les termes de laproclamation d’Eugène dont je viens de rappor-ter un passage, le général Grenier et les autresofficiers généraux qui étaient auprès de lui, l’en-gagèrent à rentrer en France avec eux, et àconduire lui même au roi les restes de cettebelle armée qu’il avait, on peut le dire, miracu-leusement sauvés. Elle comptait encore vingt unmille hommes et plus de cinq mille chevaux. Lesgénéraux français firent auprès d’Eugène d’au-tant plus d’instances, que tous l’aimaient et l’es-timaient sincèrement; mais lui même , soit qu’ils’exagérât ses devoirs envers les Italiens, soitque, s’aveuglant, dans cette circonstance, aupoint de se faire illusion sur sa position, il aitcru que dans cette grande débâcle, il y aurait,au moment du partage, une part pour le gendredu roi de Bavière, il refusa de venir en France*disant qu’il croyait se devoir à ses peuples d'Ita-