16 -?
sévérité. Le maréchal quitta Hambourg et arri-va sans suite à Paris le dix-huit de juin, d'où ilse rendit à sa terre de Savigny..
Une joie, un enthousiasme impossible à décri-re signala à Hambourg et dans les villes Ânséa-tiques le départ des Français. L’heure de ladélivrance de l’Allemagne était sonnée. Les Fran-çais évacuèrent Hambourg dans les derniersjours de mai, et les troupes auxiliaires retenuessous les drapeaux de Soult, telles que les trou.
pes hollandaises, italien’nes, polonaises, reprirent d,
chacune leur direction particulière conformément —
aux clauses des traités. Il ne resta à Hambourg ^
qu’un grand nombre de malades dans les hôpi- g,
taux ; on leur prodigua tous les soins et tous <î
les secours qu’exige l’humanité. M. Monnais, ^
commissaire ordonnateur, apporta tant de soins C
et tant de délicatesse dans sa surveillance, qu'il L
ne fit point regretter son prédécesseur. ^
Voilà tout ce qui me restait à dire sur une 1’
ville que j'avais long tems habitée, qui a tant "V
souffert, et à laquelle je ne fais point ici un der- ^
nier adieu, puisque la confiance du roi, comme h
on le verra plus tard, m’y- envoya pendant les ®
cent jours. c
I
r