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Dixième volume.
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Apres avoir dit, pour dernier adieu à ses sol-dats: » Adieu, mes enfans ! mes vœux vous ac-compagneront toujours: conservez mon souve-nir,» Napoléon monta dans sa voiture avec Ber-trand *.

Pendant toute la première journée, on n’en-tendit sur la route que les cris de vive l'empereur,et Napoléon, usant de sa dissimulation ordinaire,

vous, notre cause n’était pas perdue, maisla guerre eût été interminable; c'eût été laguerre civile, et la France n’eût été que plusmalheureuse. J'ai sacritié tous mes intérêtsà ceux de la patrie. Je pars. Vous, mesamis, continuez de servir la France. Sonbonheur était mon unique pensée, il seratoujours l’objet de mes vœux. Ne plaignezpoint mon sort. Si j'ai consenti à me sur-vivre, c'est pour servir encore à votre gloire :Je veux écrire les grandes choses que nousavons faites ensemble. Adieu, mes enfans;je voudrais vous presser tous sur mon cœur. »Après s’être fait apporter les aigles, et lesavoir embrassées, Napoléon ajouta: »Je nepuis vous embrasser tous, mais je le faisdans la personne de votre général. Adieu,soldats, soyez toujours braves et bons!»

* Le général Drouot précédait, dans une voi-ture fermée, à quatre places ; immédiatementaprès était la voiture de Napoléon; ensuitele générai Kohler: après lui le général Schu-vraloif; puis le colonel Campbell, puis le