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Dixième volume.
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des dangers réels qu’il eut à courir, comme jile dirai bientôt, dans quelques villages de laProvence. Cependant il me fut rapporté qu'àLyon même où l’empereur ne fit que passer, levingt trois, à onze heures du soir, il entenditencore quelques cris de vive T empereur, sortis degroupes peu nombreux qui s’étaient réunis de-vant la poste pendant qu’on changeait de chevaui.

Augereau, ancien républicain, et toujours ré-publicain, quoique fait duc de Castiglione parNapoléon, avait constamment été parmi les mé-contens; à la chute de l’empereur, il fut dunombre très considérable de ceux qui se firentroyalistes, non par amour pour les Bourbons,mais en haine de Bonaparte. Il commandait dansle midi quand il apprit la déchéance de Napo-léon, prononcée par le sénat, et fut un des pre-miers à envoyer son adhésion au gouvernementprovisoire. Exagéré en tout, comme le sont leshommes sans éducation Augereau avait laissé pub-lier sous son nom une proclamation on ne peut plusviolente et même injurieuse jusqu’à-la grossièreté,contre l'empereur. Napoléon connaissait, oune con-naissait pas cette proclamation, c’est ce qu’ilm’est impossible de dire; mais ce qu’il y a decertain, c’est que, ayant rencontré Augereau levingt quatre, à peu de distance de Valence, il

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