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gouvernement inepte, comme l'était le ministèrede 1814 1 après le départ de M. de Talleyrandpour Vienne, on peut conspirer tout à son aise.Aussi, dès l’été de 1814, commença t-on à pré-parer les évènemens qui eurent pour catastrophele vingt mars. Je crois encore rêver, quand jesonge à la miraculeuse incapacité des gens chargésalors de la direction de nos affaires. L'émigration,qui, comme on l’a si bien dit, n'avait rien apprisni rien oublié, se montrait avec les vieilles pré-tentions et la sotte jactance de Coblentz, et laplupart de ces hommes si vains et si niais, me rap-pelaient ce personnage d’un roman de Voltaire,qui dit sans cesse: Vn homme comme moi! Cesgens là étaient si pleins de leur prétendu mérite,qu’ils en étaient aveuglés au point de ne rien voir.Non seulement ils avaient méconnu les vœux etles besoins de la France, qui, en renversant l’em-pire , avait cru reconquérir la liberté, mais ils netenaient compte d’aucun avertissement. J’avaisremarqué une chose qui, selon moi, devait donnerl’éveil; mais, bah! ils étaient bien gens à s'a-percevoir de ces choses-là. Le prince Eugène de-vait venir aux eaux de Plombières, où se trouvaitsa sœur Hortense. Les chevaux, les voitures et unaide-de-camp du prince étaient déjà arrivés àPlombières, où l’on préparait son logement, et