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Dixième volume.
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de satisfaction, pour les soins que j'avais pris,et le zèle que j’avais montré pour le rétablisse-ment du monument élevé au Dauphin et à laDauphine. La croix d’officier de la Légion-d’hon-neur pour cela! J'allai sur le champ chez Mon-sieur ., pour le prier de reprendre celle qu’ilavait eu la bonté de m’accorder. Le princem’ayant demandé quel était le motif de madémarche auprès de lui, je répondis à sonAltesse royale que n'étant décoré de la croitde la Légion-d'honneur que depuis quatre mois,une promotion aussi rapide serait contraire àtous les réglemens de l’ordre, et blesserait tou-tes les convenances; que par conséquent je nepouvais accepter, attendu que je ne voulais pasme ranger parmi ceux qui cherchaient à avilirun ordre qui avait enfanté tant de prodiges;j’ajoutai que j’attendrais du tems les grades sufpérieurs. Monsieur trouva mes raisons bonnes,et les accueillit avec sa bonté accoutumée. Enme conduisant de la sorte, j’ai, je le crois, faitune bonne action, mais il n'en est pas moinsvrai que le proverbe: qui refuse muse , a toutesa valeur, et il se peut très-bien que ma bonneaction n’ait été qu’une sottise, car j'ai vu passertout le monde avant moi, et je n’ai eu la croixLXXXIV. 14